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05/02/2026
Foodi Jia-Ba-Buay, restaurant taïwanais de bon goût dans le Sentier
À rebours des cantines asiatiques traditionnelles, le restaurant Foodi Jia-Ba-Buay défend une cuisine taïwanaise resserrée autour de quelques plats, dans un décor contemporain.
Chez Foodi Jia-Ba-Buay, pas de lanternes rouges ni de dragons dorés. Si le restaurant a importé dans la capitale la gastronomie taïwanaise, c'est en laissant à la porte tout folklore, s'appuyant sur des lignes contemporaines et un décor sobre, baigné de lumière naturelle. Restaurant à taille humaine doté de grandes baies vitrées qui donnent sur le ballet des livreurs du Sentier et la gourmande rue du Nil, l'adresse affiche la couleur dès l'entrée : Taïwan oui, carte postale, non.
Peu représentée à Paris, la cuisine taïwanaise reflète l'histoire de l'île, au carrefour d’influences chinoises, japonaises et bien sûr locales. Foodi Jia-Ba-Buay en présente une lecture resserrée et maîtrisée, à travers une carte courte, très courte, et c’est toujours une bonne nouvelle.
Foodi Jia-Ba-Buay - Soupe de nouilles boeuf
4 entrées, 7 plats (dont deux gua bao et deux bento), 2 sides, 2 desserts, pas de dispersion, pas de remplissage inutile. A l'arrivée, moins de choix, forcément, pour le gastronome de passage, mais en échange, aucune nouille réchauffée au micro-ondes ni aucune sauce fatiguée qui aurait attendu trop longtemps. Opérant en équipe réduite, l'attente peut paraître un peu longuette une fois installés, mais c'est le gage d'une assiette préparée à la commande, avec soin.
Les entrées posent le ton, avec ces wontons porc-gingembre à l’huile rouge (8€ les 4 pièces) à la farce juteuse et à la chaleur aromatique bien présente, tout comme ces Ha kao crevettes (9€ les 3 pièces) translucides, à la farce légèrement sucrée.
Foodi Jia-Ba-Buay - Ha Kao crevettes
Côté plats, le bol de riz au porc braisé et œuf dur aux cinq épices (16€) joue la carte du réconfort, avec un certain gras assumé et des pickles de radis pour un chaud-froid/rond-acide appréciable. Le niu rou mian, une grande soupe de nouilles au bœuf (20€), est le plat signature de la Maison, avec un bouillon clair mais sapide, des nouilles plates légèrement ondulées, et une viande aussi tendre que dans un bourguignon.
Au déjeuner, comptez 21€ la formule entrée/plat, avec 3€ de supplément pour certains plats. Le dessert, qu'on pensait zapper par manque d'appétit restant, agit comme un dernier coup de théâtre : une panna cotta thé noir au litchi (8€), surmontée de perles de tapioca taïwanais, très peu sucrée et d'une délicatesse infinie. Un must-taste !
05/02/2025
A Taïwan, melting-pot de saveurs
Dans « Easy Taïwan », la cuisinière Virginia Chuang livre 43 recettes de plats emblématiques de son île natale, qui s’est nourrie de multiples influences culinaires au cours de son histoire mouvementée.
Virginia Chuang est l’une des meilleures ambassadrices de la cuisine taïwanaise en France. L’ancienne journaliste, native de Taïpei, a participé à l’ouverture du premier salon de thé taïwanais dans l’Hexagone, au début des années 2000, à Paris, avant d’animer une série d’ateliers de cuisine, très courus, consacrés à la richesse gastronomique de cette grande île de 24 millions d’habitants plantée à 180 kilomètres à l’est des côtes chinoises.
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https://www.lemonde.fr/le-monde-passe-a-table/article/2025/02/05/a-taiwan-melting-pot-de-saveurs_6532288_6082232.html
Depuis une quinzaine d’années, la cuisinière est à la tête de son propre restaurant, Foodi Jia-Ba-Buay (Paris 2e) : une table familiale où elle concocte les plats emblématiques de la cuisine taïwanaise. Encore assez méconnue en France, celle-ci se caractérise par l’influence des nombreux peuples qui ont convoité l’île à travers l’histoire : les Néerlandais, les Chinois, les Japonais, les Hakkas (Chinois hans originaires du sud de la Chine) ou encore les Aborigènes de Taïwan (communauté issue de tribus d’origine austronésienne).
Virginia Chuang en fait une synthèse très réussie dans Easy Taïwan, un ouvrage pratique composé de 43 recettes, toutes faciles à réaliser, récemment paru chez Mango Editions. Parmi les plats phares de son répertoire : les fameux gua baos (petits pains cuits à la vapeur garnis de poitrine de porc), le poulet aux « trois tasses » (parfumé au gingembre), les crevettes sautées à l’ananas, les omelettes aux huîtres (que l’on mange dans la rue) ou encore l’incontournable lu rou fan, mets populaire à base de riz au porc longuement mijoté.
05/02/2025
A Taïwan, melting-pot de saveurs
Dans « Easy Taïwan », la cuisinière Virginia Chuang livre 43 recettes de plats emblématiques de son île natale, qui s’est nourrie de multiples influences culinaires au cours de son histoire mouvementée.
Virginia Chuang est l’une des meilleures ambassadrices de la cuisine taïwanaise en France. L’ancienne journaliste, native de Taïpei, a participé à l’ouverture du premier salon de thé taïwanais dans l’Hexagone, au début des années 2000, à Paris, avant d’animer une série d’ateliers de cuisine, très courus, consacrés à la richesse gastronomique de cette grande île de 24 millions d’habitants plantée à 180 kilomètres à l’est des côtes chinoises.
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Depuis une quinzaine d’années, la cuisinière est à la tête de son propre restaurant, Foodi Jia-Ba-Buay (Paris 2e) : une table familiale où elle concocte les plats emblématiques de la cuisine taïwanaise. Encore assez méconnue en France, celle-ci se caractérise par l’influence des nombreux peuples qui ont convoité l’île à travers l’histoire : les Néerlandais, les Chinois, les Japonais, les Hakkas (Chinois hans originaires du sud de la Chine) ou encore les Aborigènes de Taïwan (communauté issue de tribus d’origine austronésienne).
Virginia Chuang en fait une synthèse très réussie dans Easy Taïwan, un ouvrage pratique composé de 43 recettes, toutes faciles à réaliser, récemment paru chez Mango Editions. Parmi les plats phares de son répertoire : les fameux gua baos (petits pains cuits à la vapeur garnis de poitrine de porc), le poulet aux « trois tasses » (parfumé au gingembre), les crevettes sautées à l’ananas, les omelettes aux huîtres (que l’on mange dans la rue) ou encore l’incontournable lu rou fan, mets populaire à base de riz au porc longuement mijoté.